La publicité qui fait réfléchir… le message passe t-il?

Afin d’informer et de sensibiliser la population, on voit de plus en plus de messages télévisés percutants à thématiques délicates (dépression, jeu excessif, violence conjugale) qui portent à la réflexion. Le message passe t-il vraiment? Selon moi, ces messages ont plus le mandat de sensibiliser les proches d’être aux aguets par rapport à un possible individu en détresse dans leur entourage et de donner des ressources à ces proches en cas de besoin. Quand on ne connaît personne dans son entourage qui est à risque, est-ce que le taux de rétention sur ces publicités peut être élevé?

C’est la fréquence des message provenant des objectifs médias qui font en sorte que les messages seront vu.

 Dépression

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Jeu excessif

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Jeu chez les jeunes

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Violence conjugale

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Concernant, les publicités-chocs dans lesquelles on voit des gens se faire écraser (CSST) ou encore subirent de graves accidents de la route (SAAQ), je me questionne sur l’efficacité de ces publicités par rapport à la réaction négative des téléspectateurs. “Les stratèges à l’origine de ces publicités-chocs soulignent, souvent avec recherches et groupes de discussion à l’appui, qu’elles sont les seules efficaces et nécessaires pour sauver des vies. D’autres craignent plutôt, surtout à long terme, un effet inverse, puisque le public tendra de plus en plus à les éviter” relatait un article d’Infopresse du mois d’octobre dernier qui s’intutilait “La pub doit-elle saigner pour sauver?“.

Je suis en accord avec Pascal Henrard, Chef de la création publicitaire ARTV qui affirmait en commentaire ”qu’à force de vouloir nous interpeler, la pub nous donne envie de tourner les yeux quand elle nous incite pas carrément à les fermer. La violence est ominiprésente dans nos médias. Nous fait-elle réfléchir? Rien de moins sûr. Les publicitaires ont-ils oublié qu’on pouvait tout aussi bien convaincre par la séduction, par la réflexion, par la sagesse, par le positivisme. Évidemment, les enfants et les personnes sensibles qui n’ont rien demandé se voient contraints de voir cette pub “gore”. L’image de ce crâne écrasé restera longtemps gravée dans leur mémoire. Il ne faut pas négliger les âmes sensibles.”

C’est le commentaire d’un auditeur de RDS qui m’interpelle le plus, car il fait référence directement à mon billet “La publicité qui fait peur aux enfants…” “[...] je crois avoir le droit de ne pas vouloir regarder ce genre de pub de mauvais goût et d’une extrême violence dans ma propre maison”, peut-on lire dans la lettre signée Guy Rajotte; l’auteur souligne aussi qu’il est père de jeunes enfants et a vu cette pub en regardant un match du Canadien du 10 octobre. “Mes garçons sont des fans de hockey, et le plus jeune des deux nous a clairement indiqué qu’il ne veut pas regarder le hockey demain soir à la maison”, ajoute-t-il.

Peux t-on poursuivre le débat au nom des enfants?

Ce commentaire a été publié le mercredi 11 février 2009 à 08:00 a mercredi 11 février 2009 à 08:00 dans Publicité. Vous pouvez suivre toutes les réponses a cette entrée par l'intermediaire du flux RSS 2.0. Vous pouvez laissez une reponses, ou suivre de votre propre site.

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